Ce que l’anatomie dit à propos de la nutrition – Extrait du livre « Digestive Tune-Up » du Dr. McDougall.

Ce que l’anatomie dit à propos de la nutrition

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Les dents sont conçues pour la transformation alimentaire des féculents, des fruits et des légumes—pas pour déchirer et mastiquer de la chair. Ce que beaucoup appellent nos « canines » n’a rien à voir avec les lames tranchantes des vrais carnivores conçues pour découper la viande. Je donne des cours à plus de dix mille dentistes, des hygiénistes dentaires et des spécialistes bucco-dentaires chaque année, et je leur demande toujours de me montrer les « canines » dans la bouche d’une personne (celles qui ressemblent aux dents des chiens ou des chats). J’attends toujours qu’on me montre le premier exemple d’une véritable canine très pointue, appartenant à une personne.

La mâchoire inférieure d’un animal carnivore a très peu de capacité pour un mouvement latéral. Elle est fixée seulement pour s’ouvrir et se fermer, ce qui ajoute de la force et de la stabilité à sa morsure puissante. Comme celles des autres animaux herbivores, la mâchoire humaine peut s’ouvrir et se fermer ainsi que se déplacer vers l’avant et vers l’arrière et d’un côté à l’autre. Ceci est un ensemble idéal de mouvement pour prendre des bouchées de matière végétale, puis les broyer en petits morceaux avec nos molaires plates. En raison de notre capacité insuffisante à mastiquer et à avaler de la viande, l’étouffement est un phénomène fréquent dans les populations consommant une alimentation occidentale typique. Environ quatre mille personnes meurent chaque année aux États-Unis à cause d’étouffement avec de la nourriture, généralement de la viande.

Au bout de nos langues il y a des capteurs qui sont conçus pour rechercher des aliments sucrés—des hydrates de carbone (des glucides). Alors que les aliments végétaux sont chargés d’hydrates de carbone, il n’existe essentiellement aucune de ces substances au goût sucré dans la viande rouge, la volaille, le poisson, les crustacés, les oeufs ou le fromage. En revanche, la langue d’un carnivore ne possède pas de capteurs pour les hydrates de carbone; à la place, les carnivores ont des papilles qui sont agréablement stimulées par les protéines animales (acides aminés). Les omnivores, comme, ont conservé des papilles pour les protéines et les sucres.

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Ce que notre système digestif dit à propos de la nutrition

De haut en bas, notre système digestif a évolué pour transformer efficacement les aliments végétaux. La digestion commence dans la bouche avec une enzyme salivaire appelée alpha-amylase (ptyaline), dont le seul but est d’aider à décomposer les hydrates de carbone complexes des aliments végétaux en sucres simples. Il n’y a pas d’hydrates de carbone dans les viandes de toutes sortes (excepté une quantité insignifiante de glycogène), et donc un vrai carnivore n’a pas besoin de cette enzyme—leurs glandes salivaires ne synthétisent pas l’alpha-amylase.

Les sucs gastriques d’un animal carnivore sont très concentrés en acide afin de décomposer efficacement de grandes quantités de matières musculaires et osseuses ingérées par ces carnivores. Chez les gens et autres mangeurs de végétaux, la digestion des féculents, des légumes et des fruits est réalisée de manière efficace avec des concentrations beaucoup plus faibles en acide gastrique.

L’intestin humain est long et enroulé, tout comme celui des singes, des vaches et des chevaux. Cette configuration permet une digestion lente, laissant le temps de décomposer et d’absorber les nutriments des aliments végétaux. L’intestin d’un carnivore, comme le chat, est court, droit et tubulaire. Cela permet une digestion très rapide de la chair et de l’excrétion des restes rapidement, avant qu’ils ne pourrissent. Il y a aussi des saccules marqués (de nombreux élargissements comme des sacs qui se gonflent le long de notre gros intestin), comme ceux qu’on trouve chez tous les singes, ce qui soutient fortement le point de vue que nous sommes des animaux principalement mangeurs de végétaux. Dans l’ensemble, les intestins des carnivores sont nettement plus simples que ceux des végétaliens comme vous et moi.

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Le cholestérol submerge le foie des végétariens

Tout le monde sait que le cholestérol est nocif pour le corps humain. Ce qui est moins connu est que le cholestérol se trouve uniquement dans les aliments animaux—rien du tout dans les aliments végétaux. Le foie et les voies biliaires d’un animal carnivore possèdent une capacité illimitée pour traiter et excréter le cholestérol de son corps. Par exemple, vous pouvez nourrir un chien ou un chat de jaunes d’œufs toute la journée, et ils excrètent tout cela, ne souffrant jamais d’une accumulation de cholestérol. D’autre part, les humains (comme les autres animaux herbivores) ont des foies avec des capacités très limitées pour l’élimination du cholestérol. Par conséquent, la plupart des gens ont beaucoup de difficulté à éliminer les quantités de cholestérol qu’ils reçoivent en consommant des produits animaux.

Ce qui semble être une « inefficacité » de nos foies est en fait le résultat de notre conception évolutive. Nous sommes faits pour consommer des aliments végétaux (ne contenant pas de cholestérol); par conséquent, nous n’avons jamais eu besoin d’un système biliaire éliminant le cholestérol très efficacement.embryo-544192_1280

Le résultat de l’accumulation de cholestérol venant de la consommation de viande rouge, de volaille, de poisson, des crustacés, des œufs et des produits laitiers provoque des dépôts qui se forment dans les artères (athérosclérose) ainsi que dans la peau, sous les yeux (xanthelasma) et dans les tendons. La bile sursaturée de cholestérol forme des calculs biliaires (plus de 95% des calculs biliaires sont constitués de cholestérol), une condition qui affecte environ la moitié de toutes les femmes d’âge moyen qui consomment une alimentation occidentale typique.


Notre corps a besoin des nutriments des plantes

Les vitamines sont des micronutriments essentiels qui ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme et doivent être obtenus dans les aliments que nous consommons. Comme les plantes, abondantes en vitamine C (acide ascorbique), ont toujours été une partie fiable de notre alimentation, nous avons perdu la capacité de synthétiser l’acide ascorbique (de faire notre propre acide ascorbique). Donc, cette substance est un nutriment nécessaire—une vitamine—pour les humains. Parce que l’acide ascorbique n’a pas été disponible de manière fiable pour les animaux essentiellement carnivores, ils ont conservé la capacité de fabriquer leur propre acide ascorbique à partir des matières premières de base trouvées dans leur alimentation faite de viande. Ceci est juste l’un des nombreux exemples de processus métaboliques et des besoins nutritionnels qui disent clairement que nos corps sont conçus pour se développer à partir d’une alimentation végétale.


Nos instincts sont pour les végétaux

Alors que de nombreuses personnes réagissent négativement à la pensée de la consommation de viande fraîche (surtout de quelque chose d’inconnu, comme du kangourou, du rat, ou du chat), la plupart des gens ne possèdent pas de réaction négative à propos des fruits et légumes, même inhabituels. Imaginez si je devais vous demander d’essayer un « carambole »  des tropiques pour la première fois. Vous voudrez essayer et l’apprécierez sans hésitation. Pourquoi ? Parce que vos instincts naturels vous amènent à être attirés par les fruits et légumes. Ces aliments sont la source du combustible naturel de votre corps, et votre cerveau est configuré pour le savoir.


Même notre anatomie reproductive dit que nous sommes végétaliens

Les humains mâles ont des vésicules séminales—aucun animal carnivore n’a ces importantes poches de collecte de sperme qui font partie de leur anatomie reproductive. Les vésicules séminales sont des poches doubles bosselées connectées à la prostate, situées à la base de la vessie. Elles recueillent les liquides produits par la prostate, qui nourrissent et transportent le sperme. En général, le volume de l’éjaculat d’un carnivore est très faible par rapport à celui d’un herbivore. L’anatomie et la fonction reproductive d’un humain mâle disent clairement que nous sommes végétaliens.


Inspirez-vous de votre corps

Nos mains sont faites pour la cueillette de plantes, pas pour déchirer la chair. Nous nous rafraîchissons par la transpiration, comme la plupart des autres animaux herbivores, plutôt que par halètement comme les carnivores. Nous buvons nos boissons en sirotant, pas en lapant comme un chien ou un chat. Les comparaisons exhaustives de nos caractéristiques corporelles avec celles d’autres animaux prouvent que nous avons évolué au fil du temps dans un environnement d’aliments végétaux. Nous sommes faits pour être végétaliens, pas carnivores. Nous payons aujourd’hui le prix de nous écarter de notre conception avec des maladies chroniques et une mort prématurée.

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Traduction : Nico Starchivore

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